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Le Village
 

Brêmes est situé à la jonction de l'Artois et de la plaine maritime : terres à labours au sud, marais tourbeux au nord, le village offre de belles promenades au milieu de marais giboyeux et boisés embaumant la menthe sauvage. Bordés de roseaux et ponctués de huttes, les marais sont le royaume des rainettes parmi les nénuphars et le paradis des chasseurs au moment du passage des sarcelles au mois d'août.

Maintenant un peu d'histoire sur le village de Brêmes.

Le saviez-vous ? Le village n'a pas toujours eu ce nom. En 1084, le village était connu sous le nom de Bratmes puis en 1285 sous le nom de Bresmes.

La seigneurie de Brêmes : En 1120, un baron d'Ardres, Arnoul IV, vicomte également de Marck, fonde une chapellerie qui sera réunie au chapitre d'Ardres à partir de 1176.
Au XVème siècle, Denis de Morbecq, écuyer, seigneur de Hondecoustre, Capelle, Brêmes ... est l'un des plus vaillants capitaines de son temps.

Mais ce ne sont pas parmi ces gentilshommes que nous expliquerons le blason du village ou les armoiries des Mallet, devrais-je dire. Philippe Mallet résida ou posséda le fief de Goudenove, joli manoir du XVIIème siècle.
Ce manoir, sis à Brêmes et tenu du château d'Ardres était une demeure de Philippe Mallet, capitaine de la basse ville de Brêmes.

Ce dernier avertit le gouverneur d'Ardres de l'approche de l'armée espagnole commandée par Condé en 1657.
Le fils de Philippe, Blaise, seigneur de Brêmes, Ophove et autres lieux fut procureur du Roi au Bailliage d'Ardres.


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Un peu de Héraldique :

Ecartelé en 1 et 4 de sable à trois poissons d'argent posés l'un sur l'autre. En 2 et 3, d'or au maillet de gueules.
Le maillet ou maillot est l'emblème des cordonniers. Quant aux poissons, ils sont l'emblème des pêcheurs.


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Le hameau de Ferlinghen :
Le hameau de Ferlinghen groupé le long de la vieille voie romaine devait être au début " l'enclos de Ferl Père et fils ". Ferl était sans doute le premier occupant.
En l'an de grâce 1360, à la suite du Traité de Brétigny, Ardres fut cédée à la perfide Albion.
En 1370, Robert de Fiennes, grand connétable de France, multipliait les tentatives pour reprendre la cité. Le passage de ses troupes gênait considérablement les gens de Ferlinghen. Ceux-ci creusèrent alors un grand fossé autour du hameau pour écarter la soldatesque.
En 1377 Ardres est enfin reprise aux Anglois. Après la révolution, le domaine entier de Ferlinghen était aux mains de la famille Francoville dont je vous ai conté l'histoire précédemment.


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Il y eut antérieurement et postérieurement d'autres familles dont le destin est lié à celui du village.

Au XVème siècle, les Saint Omer régnaient sur la contée. En 1435, Jean de Saint Omer était Grand Bailli le Gand. Ensuite, vinrent les Morbecques. Denis de Morbecques était Grand Capitaine sous la bannière de l'Archiduc d'Autriche. C'est lui qui, à Poitiers, en 1356, fit prisonnier Jean de Valois, Roi de France. En 1498, un Morbecques fut Grand Bailli de Gand et de Saint Omer.

Par la suite, ce fut les Lens-Ricourt.

En 1682, apparaissent les Mallet de Brêmes dont l'armoriale familial devient celui de notre village.

Plus tard, apparurent les Musniers de La Converserie, mais à la Révolution, leurs biens furent confisqués et vendus à la famille Francoville comme Biens Nationaux.

Le plus ancien des Francoville connu était Gabriel, né à Brêmes en 1605 et mort en 1675. Il était cultivateur à Ferlinghen. Son petit-fils Antoine fut Curé de Mentque-Nortbécourt avant d'être Sous prieur de l'Abbaye de Licques sous le nom de Frère Arnould. Il célébra plusieurs baptêmes et mariages en l'Eglise de Ferlinghen. En 1740, Jean Francoville exploitait une ferme à Ferlinghen.

Le plus célèbre d'entre eux fut Charles Bruno, né à Ferlinghen le 12 septembre 1757. Il était député du Tiers en 1789. C'est lui qui racheta les biens confisqués. Il fut membre du Corps législatif de 1808 à 1820 et Maire de Brêmes de 1808 à 1835 puis Chevalier de la Légion d'Honneur. Il mourut à Ferlinghen le 20 Avril 1835.


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L'histoire du culte de la " Sainte Larme ".

En notre contrée est sise une chapelle. Cet édicule, primitivement construit en moëllons de craie abritait Notre Dame des Larmes. Cette fontaine se situe en la ferme de la chapelle, édifiée en 1729. C'est dans la pâture de la ferme au-delà de la grange qu'il nous est donné l'heure de voir une source abondante d'eau vive jaillir des entrailles de la terre.

Prenons garde à ce trou sans fond, prêt à engloutir ceux qui s'aventureraient sur son sol mouvant, bêtes ou gens.

Les affligés se rendaient régulièrement en cette fontaine se laver les yeux...la vue, c'est la vie.

Cette fontaine jaillissant des profondeurs mystérieuses du sol est la parabole des larmes de Marie jaillissant mystérieuses de la douleur humaine.

Notre édicule était très fréquenté par les affligés. Les anciens lui attribuaient le pouvoir miraculeux de guérir les maux de la vue. L'eau de la fontaine n'est pas miraculeuse, pas plus que celle de la piscine de Siloé où Jésus rendit la vue d'à l'aveuglé né. Mais rappelons-nous comment Jésus a choisi la source d'eau vive comme point de comparaison, pour essayer de faire comprendre à la Samaritaine la vie de la grâce dans notre âme. " L'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau jaillissant pour la vie éternelle ".

Quant aux guérisons survenues, n'étaient elles pas la récompense Divine à cette ferveur des pèlerins.


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L'église en brique Saint-Martin, de style néogothique, est due à l'architecte Giesinger (1884). La commune rassemble les habitants du bourg, autour de l'église; ceux de Ferlinghen, qui fut paroisse jusqu'à la Révolution, et ceux de la Basse-ville. Dans l'église on peut voir une descente de Croix, haut-relief en bois du XVIème siècle, ainsi qu'une Vierge, de même époque provenant d'un ancien calvaire et désignée sous le vocable de Sainte Larme.

Vous pourrez trouver en longeant la route parallèle au canal de Brêmes, une cheminée d'une ancienne briqueterie illustrant l'activité économique présente au XXème siècle, les briqueteries Delcourt ont été florissantes à la fin du XIXème siècle, cette industrie produisait des briques rouges à partir des argiles de l'Artois. La briqueterie de Brêmes a cessé toute activité en 1960.











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